Les
volants: merveilles de technologie...
il
est bien loin le temps où les pilotes n'avaient qu'un cercle métallique
comme volant... Aujourd'hui, pendant que la voiture roule en essais
privés, en courses ou en qualifications, ou lorsque les pilotes se
trouvent dans les stands, le pilote et son ingénieur doivent s'informer
en permanence de l'état de santé de sa machine, du moteur et procéder à
certaines interventions et/ou réglages. Le volant d'une F1 actuelle y
répond parfaitement. Car à partir du moment où l'on arrive à inclure une
commande d'embrayage, pourquoi ne pas poursuivre sur cette voie et
rapatrier dans et sur ce même volant d'autres fonctions jusqu'alors
disséminées à droite et à gauche dans le cockpit
En moyenne, les pilotes en ont une vingtaine à leur disposition,
manettes d'embrayage comprises, réparties selon leurs désirs pour une
meilleure efficacité. Certaines fonctions sont essentielles, voire
obligatoires, comme la commande du point mort et le limiteur de vitesse
dans les stands. Cette révolution technologique s'est opérée
progressivement bien sûr mais on peut dire que c'est le lancement par
Ferrari du volant auquel est intégré la boîte de vitesses
semi-automatique qui a contribué à penser à mille et un progrès..
On retrouve aussi un interrupteur du système de communication avec
l'équipe, l'interrupteur de secours et la commande de marche arrière.
Facultatifs en revanche, mais néanmoins utiles, la pompe à boisson, les
boutons de réglages de répartition du freinage, de la cartographie du
moteur, de l'embrayage, du différentiel, de l'accélération électronique
au départ, du mélange air-essence. Fonctions information également avec
divers écrans et diodes disposées dans l'axe de la vision du pilote
grâce auxquels il peut visualiser le rapport enclenché, le nombre de
tours effectué, le temps par tour et surveiller des données capitales
comme la pression d'huile, les températures, le régime moteur...
Peut-on aller encore plus loin encore ? On peut le croire quand on sait
que lors de la saison 2002, Michael Schumacher pouvait lire certaines
informations transmises par l'ordinateur de bord dans le bas de la
visière de son casque grâce à de petites diodes !





