Communauté F1Les pneumatiques en Formule 1
Nous vous conseillons de lire avec attention l'article 12 du règlement technique 2005 au sujet des pneumatiques afin de tout savoir sur les réglementations à ce sujet. Le règlement technique est bien sûr disponible sur notre site en cliquant ici.

Les différents types de pneumatiques (source: Michelin Compétition)

Les pneus sec :

La performance du pneu rainuré naît de l’interaction dimensions-mélange-structure-piste-monoplace… qui évolue de manière très sensible 18 fois par saison. Cet équilibre à trouver est appelé “centrage” par les ingénieurs Michelin. Pour chaque course, la marge de manœuvre est étroite : comme l'expliquait Frank Montagny à l'antenne de TF1, les pilotes d'essais doivent choisir de manières judicieuses les pneus qui seront utilisés par les pilotes titulaires lors de la course; le pilote essayeur doit donc, dans une durée de temps limité, choisir le pneu idéal suivant la gamme proposé par le fournisseur (Michelin ou Bridgestone) lors de chaque Grand Prix.

Les dimensions du pneumatique pour sol sec sont avant tout conditionnées par les côtes maxi- males qu’indique le règlement, mais les ingénieurs Michelin ne favorisent pas pour autant la plus grande largeur possible : certes, la surface de contact serait sensiblement augmentée mais, à 300 km/h, la traînée engendrée par quelques millimètres superflus se traduit en dixièmes de secondes. A prendre en compte. Composé de plus d’une centaine d’ingrédients, le mélange repose sur l’action de trois éléments principaux : carbone, huile et sulfure. Plus ou moins tendre en fonction des caractéristiques de chaque circuit, ce secteur évolue très sensiblement d’une course à l’autre, tandis que la structure progresse pas à pas tout au long de la saison. Cette dernière est constituée d’une trame de Nylon et de polyester, tissée de manière complexe. C’est le squelette du pneumatique. Elle assure sa rigidité face à une charge aérodynamique élevée (plus d’une tonne d’appui à 250 km/h), à de fortes forces longitudinales (4 G), latérales (5 G), et à de violents passages sur les vibreurs. Le problème à résoudre sur le sec, côté structure, naît de la spécificité des rainures : les changements de direction deviennent moins aisés, la gomme en contact avec la piste entre les sculptures ayant tendance à se déformer. Migraine, encore.

L’ensemble fonctionne à une température optimale proche de 100° C, qui naît du “centrage” et doit être, en théorie, idéalement répartie entre l’extérieur, le centre, et l’intérieur de la bande de roulement. Cette température doit également être identique entre la gauche et la droite, l’avant et l’arrière de la monoplace. Trop de chaleur sur l’arrière ? La tendance sera au survirage. Trop de chaleur sur l’avant ? Elle sera au sous-virage. Mesurer la pression de gonflage du pneumatique aussi souvent que possible est également une priorité. Si une pression faible (de l’ordre de 1,1 kg/cm2) permet à l’enveloppe d’épouser la piste au mieux et d’offrir l’aire de contact la plus étendue, une simple variation de 0,2 kg/cm2 peut “ruiner” le comportement d’une monoplace. Afin de garantir les plus faibles variations de pression possible (la chaleur accroît la pression de gonflage), les pneumatiques de F1 sont gonflés avec un mélange spécial.

Les pneus intermédiaires :

De nombreuses simulations réalisées sur ordinateur garantissent le dessin de sculptures optimal. Grâce à cette technologie, un pneumatique Pluie est en effet capable d'évacuer quelques dizaines de litres d'eau à la seconde. Un sol humide étant à coup sûr plus frais qu'un sol sec, c'est à une température très basse que ce type de gomme doit être capable de fonctionner. Son diamètre est un peu plus élevé que celui d'un pneu pour le sec, afin de rehausser la garde au sol des monoplaces.

Les pneus pluies :

En plus des contraintes de mélange et de structure précédemment exposées, le pneumatique pour la pluie - "full wet " - doit répondre à une autre exigence : évacuer le film d'eau qui s'infiltre entre l'aire de contact du pneumatique et la piste. Celui-ci, s'il devient trop important, prive le pneumatique de toute adhérence : c'est l'aquaplaning. Le règlement autorise trois types de pneus pluie différents par course. Généralement, l'un d'entre eux est de type intermédiaire, les deux autres étant de type "wet", pour piste détrempée. L'utilisation de ces pneumatiques n'est possible que lorsque la piste a été déclarée "mouillée" par le directeur de course.
Avant chaque épreuve, chaque manufacturier de pneumatiques doit fournir un dessin des sculptures à l'échelle 1 de chaque type de pneu qu'il désire utiliser au délégué technique de la FIA.
De nombreuses simulations réalisées sur ordinateur garantissent le dessin de sculptures optimal. Grâce à cette technologie, un pneumatique Pluie est en effet capable d'évacuer quelques dizaines de litres d'eau à la seconde. Un sol humide étant à coup sûr plus frais qu'un sol sec, c'est à une température très basse que ce type de gomme doit être capable de fonctionner. Son diamètre est un peu plus élevé que celui d'un pneu pour le sec, afin de rehausser la garde au sol des monoplaces.

Les pneus Michelin en douze questions
 
L'historique de Michelin en compétition
 

Auteur: Cédric Nandillon © 1993-2004 - Source: Michelin Compétition ©