Logistique:
le casse-tête des déplacements
Australie, Malaisie, Bahreïn ou encore Chine, Japon et Brésil en fin
de saison: Depuis la saison 2004, plusieurs continents sont visités en
moins d'un mois par le grand cirque de la Formule 1. Les déplacements
extra-européens successifs sont de véritable cauchemar logistique pour
les écuries et les organisateurs, mais le "miracle" s'accomplit malgré
tout à chaque Grand Prix.. Enquête dans les coulisses de ce casse-tête!

Le travail du responsable de la logistique consiste, en outre, à
dénicher sur place tous les appareils nécessaires à l’installation du
stand, des bureaux de débriefings techniques ou encore de
l’indispensable cuisine pour nourrir toute l’équipe à l’autre bout de la
planète. Il convient de gérer les hommes : uniformes, chambres d’hôtel,
billets d’avion, visas et même vaccinations pour certaines destinations.
Les écuries parcourent en moyenne 120 000 km par saison. Afin de limiter
les allers-retours inutiles, les mécaniciens, suivant la succession des
Grands Prix, prendrons quelques jours de vacances à un endroit entre
deux courses et ne rentrerons pas en Europe, contrairement aux cadres
des écuries. Les pilotes également, mais ça dépend, peuvent se rendre
directement après aux USA ou au Japon pour s’acclimater au décalage
horaire et aux différences climatiques qui peuvent influencer
l’organisme.
L’organisation est différente pour le transport des moteurs où des
pièces aérodynamiques. L’envoi des moteurs se fait Grand Prix par Grand
Prix, car chaque moteurs du Grand Prix qui vient de se finir est renvoyé
en Europe, analysé, et puis seulement l’envoi des moteurs pour le Grand
Prix suivant se font.
La nature du matériel transporté peut parfois poser problème : un moteur
de F1, confidentialité oblige, ne confie rien aux rayons X, à la
différence d’un châssis ! Les containers qui les enveloppent doivent
donc parfois passer 24 heures en zone de quarantaine avant de s’envoler.
D’où l’obligation d’une grande organisation et d’un bon planning à
l’avance.

Une fois le Grand Prix terminé commence
une autre course, celle qui consiste à démonter et ranger tout le
matériel pour l’expédier sans délai vers sa prochaine destination, à
quelques milliers de kilomètres de là.
Des camions spécialement affrétés pour l’occasion par l’organisateur
assurent le déplacement jusqu’à l’aéroport où les containers sont
transférés dans les avions par du personnel au sol, compétent pour ce
type de manœuvres.
Une fois arrivés à destination, l’incessant ballet des « Flight Cases »
reprend jusqu’au moment où elles parviennent enfin aux mains des
mécaniciens chargés de rompre les scellés qui les protègent des regards
indiscrets.
Enfin, il reste l’exception qui confirme la règle quand, par exemple,
une ultime évolution aérodynamique est élaborée à l’usine après
l’expédition du matériel.. Il n’est pas rare, dans ce cas, de voir un
ingénieur se présenter au comptoir d’enregistrement avec un bien curieux
bagage à main, en forme de dérive d’aileron ou de déflecteur latéral…
