Le
Grand Prix de Monaco
Cette rubrique est entièrement consacrée au Grand Prix le plus
fascinent de la Formule 1. Circuit atypique par excellence, Monaco est
aujourd'hui le seul tracé urbain en Formule 1, ce qui en fait un
rendez-vous majeur dans une saison.
Monaco,
on aime ou on aime pas. Mais quand on l'aime, en général, ce n'est pas
seulement à cause de l'ambiance unique qui règne sur le Rocher mais
aussi du fait que c'est un des rares circuits où le pilote peut faire la
différence.. Cependant il ne faut pas se mentir, on voit mal une Minardi
gagné le Grand Prix, avoir une des meilleurs monoplaces du plateau ça
aide. Mais les qualités du pilotage peuvent en partie compenser les
faiblesses de la machine.
Monaco exige un pilotage d'une grande précision. Les rails sont
omniprésents, les voitures les frôlent en trajectoires idéales. La
moindre erreur et vous crevez facilement un pneu, quand ce n'est pas une
suspension qui se brise. C'est sans doute pourquoi les vainqueurs en
Principauté sont souvent des grands champions comme Graham Hill, Alain
Prost ou Ayrton Senna.
Le circuit est court et certainement l'un des plus difficiles de la
saison, c'est aussi l'un des plus exigeants physiquement pour les
pilotes. Songez qu'il y a une quinzaine de virages; multipliez par +/-
80 tours; ça nous fait un bon millier de courbes à négocier. Mieux vaux
vaut être en excellente forme physique, sous peine d'un fameux coup de
pompe en fin de course. Et ce d'autant que le pilote peu difficilement
se reposer en ligne droite: il n'y en a presque pas. C'est comme sur une
piste de kart, on est catapulté sans cesse d'un virage à l'autre.
Côté mécanique, ce sont indiscutablement les transmissions qui souffrent
le plus. Les freins, pas tellement vu qu'on est rarement à vitesse
élevée. N'empêche qu'il vaut mieux ne pas avoir un pépin à l'amorce de
Sainte-Dévote ou à la sortie du tunnel.. Le moteur non plus n'est pas
soumis à très rude épreuve, mais il faut des réglages spéciaux,
privilégiant la souplesse